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La religion m'a tuer

On nous parle de religions d'amour, de paix, de conscience...

 

Quand on prétend qu'un texte est "saint", "sacré" ou directement dicté par un être créateur (donc porteur de vérités ultimes, universelles et inaliénables), quand on dit qu'il est un guide utile pour vivre en harmonie, pour trouver ou exprimer le meilleur de soi, pour se comprendre et comprendre le monde... comment alors justifier une seconde qu'on en prenne uniquement ce qui nous plait au moment où ça nous arrange ? Un verset ici, mais pas celui-là plus loin.

 

Toutes les religions (toutes) demandent explicitement la soumission à leurs dogmes. C'est un fait. Qu'elles se présentent comme pacifiques ou non, qu'on se donne la liberté d'en analyser les textes, de les interpréter ou pas, elles sont toutes porteuses de la violence de l'obéissance et du prosélytisme (à un niveau familial, communautaire ou social) nécessaires à leur survie et sans lesquels l'appartenance religieuse n’existerait tout simplement pas.

 

Où sont donc l'honnêteté, la morale et le respect de soi et des autres dans tout ça ? Dès lors que nous suivons réellement les "enseignements" d’une religion, nous ne les trouverons jamais. Alors pourquoi faut-il encore et toujours, de près ou de loin, que nous nous accrochions à ces croyances, à ces textes, à ces identités communautaires ? Et de quelle "tolérance" parle-t-on au juste ?

 

Non. L'honnêteté, la morale, le respect sont à trouver ailleurs ; dans l'éducation et l'auto-éducation à l'observation du réel, au doute, au questionnement et à l'analyse de nos pensées individuelles et collectives, comme élémentaire (et difficile) chemin vers la compréhension de soi et des autres.

 

Étudier et connaître les textes religieux comme faisant partie de notre patrimoine est une chose tout à fait intéressante. Défendre la "liberté religieuse", c'est défendre directement ou indirectement la liberté de violence, d'ignorance et d'endoctrinement. Les "grands livres" et l'histoire des religions ne cessent de le prouver.

 

On arrête quand de se mentir ?

- Élisabeth Feytit

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